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Forum-Hebdo n° 98
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Méthode de FLE pour adultes niveau A2/B1
Question :
Je recherche une méthode de FLE pour jeunes adultes de niveau A2/B1.
J'utilise déjà Connexions 1 pour les débutants, et je voulais savoir
si quelqu'un connaissait Tout va bien 2 et Forum 2. Quelle est la
meilleure méthode selon vous ?
DALF C1
Question : Je vais avoir besoin de préparer plusieurs élèves au DALF C1 (ils ont
obtenu le Diplôme de Langue de l'Alliance française l'année dernière).
Je n'ai jamais préparé quiconque ni au DELF ni au DALF, et je n'ai pas
la moindre idée des méthodes à utiliser, d'autant que le peu de
ressources que j'ai concerne les "vieux" DELF/DALF... Pourriez-vous me
conseiller un manuel, une méthode, ou à défaut des orientations à
suivre pour les préparer de manière adéquate ?
Réponses :
- Le manuel de Clé International ne donne pas tellement d'infos
concernant l'examen ou plus précisément chaque partie de l'examen,
tandis que le manuel Réussir le DALF Niveaux C1 et C2 du Cadre
européen commun de référence de l'éditeur Didier explique tout en
détail et donne même des exemples d'examens pour chaque partie et
chaque niveau. Le manuel arrive avec deux CD qui pourront bien
t'aider. Chaque grand éditeur possède un manuel pour ton examen. Le
mieux que l'on puisse faire est de les combiner tous, d'une façon ou
d'une autre. Pour le C2, il est obligatoire d'écouter en plus la télé
française, différentes sortes de programmes et de lire des journaux
français.
- Je te conseille de faire un tour sur le site du CIEP. Ce sont eux
qui préparent les sujets. Tu y trouveras des exemples et des
descriptions pour chaque type d'épreuves.
- Chez Clé International, il y a différents livres de préparation.
Regarde leur site et ceux d'autres éditeurs comme Didier FLE, PUG...
Pour entraîner tes élèves à la compréhension orale, tu peux utiliser
les podcasts de France Info, France Inter, etc.
Apprentissage d'une langue nouvelle
Question :
Je suis étudiante en Licence 3 (option FLE). Je dois remettre à la fin
du semestre un dossier sur l'apprentissage d'une langue nouvelle. J'ai
choisi le hongrois. Je cherche une personne qui aurait déjà rendu ce
genre de dossier...
Sens dessus dessous
Question :
Est-ce que le fait d'écrire "sens dessus dessous", "sans dessus
dessous" vous dérange ? Personnellement, j'aime bien la seconde
orthographe que je trouve d'une certaine manière plus logique et je
suis curieux de recueillir les réactions.
Réponse :
Sans dessus dessous est un roman peu connu de Jules Verne... Par
ailleurs, le Littré signale que la vraie expression est "c'en dessus
dessous", c'est-à-dire "ce qui est en dessus mis en dessous". Les deux
autres graphies ne sont que des dérivés, qui finalement se valent et à
l'époque classique, on trouvait indifféremment l'une ou l'autre.
Personnellement, à partir du moment où le "s" ne se prononce pas, le
"sans" serait pour moi plus logique et c'est du reste le genre de
chausse-trape qu'on trouve souvent dans les dictées pour experts.
Qu'importe les attaques...
Question :
Je lis ce soir sur le site internet du Figaro deux phrases qui m'interpellent :
1) "Qu'importe les attaques et les coups bas lancés côtés démocrates
et républicains."
La construction entraîne la troisième personne du singulier.
Cependant, serait-il acceptable d'écrire : "Qu'importent les attaques
et les coups bas..." en considérant que le sujet, bien que placé après
le verbe, est au pluriel ?
2) "Les réactions ne se sont pas faites attendre..."
J'aurais écrit : "les réactions ne se sont pas fait attendre ..."
Réponses :
- Il s'agit là d'erreurs typiquement franco-françaises, et qui sont
souvent difficiles à diagnostiquer... Pour ma part, j'estime que dans
le premier cas, il s'agit d'une formule emphatique pour mettre en
relief une opinion donnée, et dès lors, cette inversion de sujet ne
doit pas faire perdre de vue le genre et le nombre du sujet.
"Qu'importent les attaques..." étant une inversion semblable aux
interrogations soutenues, il faut donc accorder. Évidemment, il est
tout à fait possible d'utiliser cette expression comme interjection,
et ainsi indépendante et invariable : "Les attaques et les coups
bas... Qu'importe !"
- Il se trouve que la pronominalisation par "se faire" est un procédé
récurrent de la transformation du discours à la voix passive,
particulièrement dans la sphère journalistique, permettant ainsi
d'appuyer le groupe nominale "vedette", c'est-à-dire ici "les
réactions". Or, le "se faire" de la voix passive est strictement
invariable, et ce peu importent les sujets, selon la grammaire la plus
solennelle du français. Évidemment, on a tellement l'impression de
commettre une erreur (auxiliaire être au passé composé correspondant
dans 98 % des cas à un accord entre sujet et participe passé) qu'on
s'"hypercorrige" en accordant avec le sujet. Mais ça ne s'arrête pas
là : l'origine de cette "erreur" est justifiable aussi du point de vue
phonétique : la phrase "les réactions ne se sont pas fait attendre..."
nous impose de faire une liaison particulière entre "fait" et
"attendre", qui nous fait clairement prononcer le t et douter encore
plus de l'écriture finale de ce participe passé.
- Pour la seconde phrase, tu as parfaitement raison : "Ces chaussures
sont faites pour moi", mais "Cette maison, je l'ai fait construire".
Contrairement à la règle habituelle du participe passé employé avec
l'auxiliaire avoir, même si le COD est bien placé avant, certains
verbes suivis d'un verbe à l'infinitif demeurent invariables
(notamment pouvoir, vouloir, devoir, laisser et donc faire) : "Les
services que j'ai pu rendre", "Ces chiens que j'ai laissé aboyer",
etc.
- Pour "qu'importe", normalement, le verbe doit s'accorder avec le
sujet inversé : "Qu'importent ces bêtises" = ces bêtises ne sont pas
importantes. "Peu importent ses sentiments". Mais parfois "qu'importe"
est considéré comme une forme verbale impersonnelle et du coup reste
invariable, sans doute par contamination des expressions : "il importe
peu de..." / "que vous importe" / "il importe de faire"... Peut-être
aussi que dans "Peu importe ses fautes", on considère que c'est "peu"
le sujet, alors que grammaticalement c'est "fautes". "N'importe" est
toujours au singulier : "N'importe quelles chaussures feront
l'affaire."
Prononciation du "gni"
Question :
Dans "compagnie", "magnifique" ou "signifier", je prétends entendre le
son "ni" quand dans le Petit Robert la transcription API donne le
signe conventionnel qui est transcrit par "gn" en français. Donc pour
eux, "magnifique" se prononcerait comme "magnétophone", "signifier"
comme "signature" et "compagnie" comme "compagnon". Le TLF ne signale
pas non plus de prononciation en "ni". Évidemment, le problème est lié
à la lettre i. Personnellement je prononce le "gni", "ni" dans ces
trois mots et il me semble l'entendre ainsi...
Réponses :
- "Magnifique" doit se prononcer ainsi :
[maNifik] (ma-gni-fik)
[N] étant la représentation API du son "gn".
Mais comme tu le soulignes, la présence du i induit une difficulté de
prononciation qui conduit souvent à transformer le son "gni" en "ni".
(Cf. "magnétophone" qui se prononce "ma-gni-é-to-fone"; il faudrait
décomposer "magnifique" en "ma-gni-i-fik")
- C'est un peu comme la différence entre "nous peignons" et "nous
peignions", mais dans le deuxième cas, je fais une différence assez
claire avec "nous peinions" par exemple.
- C'est vrai que l'imparfait pose le même genre de problème aux deux
premières personnes du pluriel : avec le "gn" mais aussi avec la
semi-voyelle [y] : "nous voyons" et "nous voyions"...
Jusque vs jusqu'à
Question :
Je voudrais savoir quelle est la différence entre "jusque" et "jusqu'à".
Réponse :
"Jusque" se construit le plus souvent avec la préposition "à" : "Nous
devrons prendre des mesures provisoires jusqu'à son retour" / "La
réunion a duré jusqu'à huit heures." Quand "jusque" précède alors,
ici, là et où, la préposition "à" n'est jamais présente : "Jusqu'où
irons-nous ?" (et non jusqu'à où...) / "L'entreprise avait connu
jusque-là de très bons résultats" (et non jusqu'à là...). La
préposition "jusque" peut aussi s'employer avec un adverbe : "Jusque
tout récemment." La construction est rare et littéraire.
Si (être) un animal, je (aimer) être un chat
Question :
Un problème que m'a posé une élève de niveau C1 aujourd'hui m'a laissé
pantois. Il s'agit d'une hypothèse irréelle. Il fallait trouver le
temps de conjugaison adéquat pour cette formule : "Si (être) un
animal, je (aimer) être un chat pour pouvoir me dorer au soleil." Or,
la première élève me donnant la formule attendue, à savoir imparfait
puis conditionnel, voici que la deuxième me plante le problème suivant
: - "Non, c'est incorrect." - "Ah... et que proposes-tu ?" - "Bien
simple : plus que parfait + conditionnel passé." Et moi de lui
répondre qu'effectivement, c'est une autre possibilité. Or, elle
m'assure que c'est la seule formation correcte dans ce contexte pour
la simple et bonne raison que c'est une hypothèse qui est absolument
irréalisable (devenir un animal étant en effet peu probable) et que
seule cette configuration là est acceptable...
Réponse :
Les deux solutions ne sont pas interchangeables :
"Plus-que-parfait + conditionnel passé" : c'est une hypothèse dans le
passé, elle ne s'est pas réalisée (si c'était le cas, il n'y aurait
pas de si).
"Imparfait + conditionnel" : l'hypothèse est toujours "actuelle", elle
peut ou non se réaliser.
Effectivement ton hypothèse est irréelle (irréalisable) : mais cela
n'influence pas le choix entre les deux solutions qui sont toutes les
deux possibles. Dans le premier cas : être chat t'aurais été utile
pour te dorer au soleil à un moment donné dans le passé Dans le
deuxième : tu aimerais être chat pour pouvoir te dorer au soleil
maintenant ou plus tard (désir permanent). Que ton hypothèse soit ou
non réalisable ne change rien à l'affaire.
"Si j'avais eu de l'argent, j'aurais fait le tour du monde." Mais
maintenant ça ne m'intéresse plus.
"Si j'avais de l'argent, je ferais le tour du monde." C'est mon rêve
le plus cher. Le Clézio
Ressources :
Le Clézio, "l'écrivain de la rupture, de l'aventure poétique et de
l'extase sensuelle, l'explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous
de la civilisation régnante". C'est en ces termes que le secrétaire
perpétuel de l'Académie suédoise a annoncé l'attribution du prix à
l'écrivain français. Une sélection de ressources sur Flenet.
(Rédaction : HM & BM)
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Forum-Hebdo n° 99
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Méthode de FLE pour adultes niveau A2/B1
Question :
Je recherche une méthode de FLE pour jeunes adultes de niveau A2/B1.
J'utilise déjà Connexions 1 pour les débutants, et je voulais savoir
si quelqu'un connaissait Tout va bien 2 et Forum 2. Quelle est la
meilleure méthode selon vous ?
Réponses :
- Je connais bien les deux méthodes pour les avoir utilisées, je pense
que Forum est bonne mais elle commence à vieillir et les dialogues
sont souvent un peu superficiels. Tout va bien livre 2 est la plus
intéressante.
- Je pense également que Tout va bien 2 est la meilleure des deux et
en plus, le cahier d'exercices a plusieurs activités intéressantes.
Registre familier
Question :
Quelles sont les caractéristiques de la langue familière ?
Réponse :
- une structure simple, entre autres la disparition de l'adverbe de négation ne
- moins de liaisons (ou des liaisons que l'on ne ferait pas parce que
considérées comme des erreurs dans d'autres registres)
- un vocabulaire différent : bagnole pour voiture, gamin ou gosse pour
enfant, fric pour argent, mec ou type pour homme, chouette pour
sympathique, etc.
- l'élision du pronom tu : t'as quel âge ?
- un usage systématique du pronom on pour nous
- la disparition plus fréquente du e caduc ou muet même dans les zones
où il est plus prononcé : t'as pad'fric ? (à écrire "t'as pas de
fric") pour "tu n'as pas d'argent ?"
- des beaux mecs pour de beaux hommes
S'entre-déchirer
Question :
Un ami m'envoie un courriel pour me demander si l'auteur de la phrase
suivante n'aurait pas dû écrire le verbe à la troisième personne du
pluriel : "L'UMP s'entredéchiraient" au lieu de "L'UMP
s'entredéchirait". Je penche bien évidemment pour le singulier, même
si UMP désigne un groupe de personnes. Je m'interroge également sur le
verbe retenu : ne serait-il pas plus simple mais aussi plus correct
d'écrire tout bonnement : "L'UMP se déchirait" ?
Réponses :
- Le Petit Robert atteste S'ENTRE-DÉCHIRER (avec trait d'union) : "se
déchirer mutuellement". Il ne s'agit donc pas d'une sorte de
néologisme, mais il est clair que ce verbe renvoie plus directement
aux membres de l'UMP. Je suis d'accord également pour dire que, si on
envisage l'organisme dans sa globalité, la forme "simple" du verbe
suffit : "L'UMP se déchirait". Le pluriel, à mon sens, ne doit être
utilisé que si les personnes sont citées : "Les militants de l'UMP
s'entre-déchiraient."
Je préconise d'ailleurs de citer systématiquement les personnes
lorsqu'il s'agit d'une action qui, comme ici, ne relève pas d'un
consensus. Je vois comme une contradiction dans : "L'UMP se
(entre)déchirait" où le sujet renvoie à une collectivité (le parti)
alors que le verbe indique que chacun se positionne à sa manière,
individuellement (c'est certainement ce que ton ami a ressenti en
proposant le pluriel pour : "L'UMP s'entredéchiraient").
Par contre, dans, par exemple : "L'UMP approuve ce projet de loi", il
s'agit bien d'une prise de position collective, donc qui émane du
parti en tant que tel. Mentionner les militants est inutile ici.
- Effectivement, le singulier (collectif) est de mise ici, d'autant
que U veut dire... Union ! Quant au verbe, "se déchirer ", il est
ambigu : il peut qualifier une action dont la cause est aussi bien
interne qu'externe (ce tissu s'est déchiré - parce que j'ai tiré trop
fort - parce qu'il était très usé). Selon moi, "se" peut être réfléchi
ou réciproque. En revanche, "s'entre-déchirer" implique nécessairement
une idée d'action mutuelle : on comprend donc plus clairement que le
parti a des dissensions internes.
La propreté, on a tous un rôle à jouer !
Question :
Mon attention a été attirée par une phrase dont on ne saurait dire
qu'elle brille par une syntaxe stricte, mais qui, je le suppose, a été
longuement cogitée par d'efficaces communicants : "La propreté, on a
tous un rôle à jouer." Indépendamment de cette anacoluthe, je me pose
la question de la fonction de "propreté". En grec, ce mot aurait été
selon moi à l'accusatif de relation. Mais en français ?
Réponse :
Les publicitaires excellent dans les petites phrases lapidaires qui
doivent frapper l'esprit, être mémorisées et rebondir de façon
impromptue dans les conversations... Peu importe que leur construction
respecte ou pas le bon usage, ce qui compte, c'est qu'elles aient un
effet sur le comportement du consommateur, ici, du citoyen... Comment
établir un lien correct entre la propreté et l'attitude qui nous est
recommandée ? "Nous avons tous un rôle à jouer dans le respect de la
propreté" ? "Veiller à la propreté (de quoi ?), c'est l'un de nos
rôles !"
Ou comme autrefois chez les boy-scouts :
"Scout toujours ?
- prêt !"
"Citoyen toujours ?
- propre !"
Damnation
Question :
En principe le m ne se prononce pas dans les mots de la famille de
automne et de damner (condamner). Mais un doute me vient avec
damnation utilisé comme interjection : "Enfer et damnation !"
Réponses :
- dans les mots suivants et leurs dérivés, le -m- ne se prononce pas :
automne
damner
condamner
damnation
condamnation
- Je viens de faire une recherche sur "enfer et damnation" et j'ai
trouvé un rapprochement avec l'anglais où le m de damnation et de
damned se prononce. Je n'ai donc probablement pas rêvé la
prononciation de ce m et je tiens une explication. J'ai par ailleurs
trouvé ce très intéressant et amusant vade-mecum à l'usage des
professionnels de la radio qui recense leurs erreurs. On peut y lire :
"damné se prononce dané et non pas dam-né (damned !). En revanche :
indemne se prononce indem-ne et non pas indème".
Le FLE sur les réseaux sociaux
Ressource :
Comment exploiter un réseau social sur internet dans le cadre d'une
formation à distance ? Quels scénarios adopter notamment pour
l'apprentissage du FLE ? C'est ce que je vous propose de voir par cet
entretien avec David Cordina, responsable du projet "Foreigners in
Lille" et enseignant de français langue étrangère à l'Université de
Lille I.
Démarche interculturelle
Question :
Je fais mes études en FLE. Je dois faire un dossier pédagogique
mettant en pratique une démarche interculturelle. Est-ce que vous
pouvez me donner quelques idées concernant sa réalisation ?
Dévalorisation du métier de prof de FLE
Question :
Mon constat est le suivant : en France, les heures de FLE sont aussi
bien payées que des heures de ménage ; à l'étranger, le MAE, l'AUF,
etc. se désengagent et il ne reste que des contrats locaux qui en
général ne permettent pas de vivre décemment quand on a une famille.
Or, le nombre de master FLE en France ne cesse d'augmenter. Si aucun
statut en France et à l'étranger n'est proposé aux professeurs de FLE,
n'est-il pas nécessaire d'arrêter de former autant d'enseignants
français de FLE ?
Défense du français
Question :
Est-ce que se battre contre la prédominance de l'anglais ne revient
pas à combattre les moulins à vent ? Quel sens cela a-t-il de coaliser
toutes les langues contre l'anglais ? Le seul fait que des langues
nationales renaissent et s'affirment suite à un rejet du français
devrait rassurer sur la capacité que langues et peuples ont à se
défendre seuls. Y compris contre l'anglais qui verra son heure de
gloire passer tout comme le français et d'autres langues avant lui.
Réponse :
En ce qui concerne les langues et la relation au monde, je souhaite
avant tout que toutes intègrent un facteur de respect, et il se trouve
que c'est le cas de trop peu d'entre elles. C'est particulièrement
flagrant pour les langues dites "dominantes". [...] Ma lutte, c'est
d'essayer de faire en sorte que le français se renforce comme langue
du dialogue, de la diplomatie, et de la concorde. Si elle peut devenir
langue du respect en laissant la place à toutes les langues qu'elle a
voulu jadis écraser, les traiter sur un pied d'égalité franc et
sincère, et sans s'imposer à ceux qui ne veulent pas entendre parler
d'elle, alors le français aura à mes yeux regagné sa noblesse et sa
beauté, sans perdre sa vivacité et son prestige.
(Rédaction : HM & BM)
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Liana Garcia Lima
Presidente da APFCE